samedi 6 janvier 2018

LE PRINCE DE COCHINCHINE (Jean-François PAROT)

Nous sommes en 1787, et si la population française commence à s’agiter, de leur coté le roi et la  noblesse manquent de clairvoyance.

Le commissaire Le Floch, ou plus exactement le marquis de Ranreuil est grand-père. Dans cet ouvrage son fils Louis m'a semblé très imbu de son titre de vicomte de Tréhiguier. Il oublie qu'il est le fils d'Antoinette,  ancienne prostituée devenue espionne, et du jeune commissaire Le Floch et qu'il a passé ses premières années dans la maison galante de la Paulet . Pour qui se prend-il : "Si nous  nous inspirons de ce modèle (les Insurgents aux Etats-Unis) c'est tout  l' échafaudage de mille ans qui viendrait à s'effondrer".

Après avoir échappé à deux agressions, le commissaire est accusé de meurtre et conduit à la Bastille. Il est  enlevé par des soldats étrangers, conduit dans une maison pour y être torturé. Il sera sauvé par un valet de restaurant et deux membres du grand Chatelet.
Le commissaire retrouve ensuite  un ami de jeunesse devenu évêque d'Adran, venu négocier un traité entre le roi de Cochinchine et la France. Il est accompagné d'un enfant, le prince Canh. Dans ses bagages le sceau de Cochinchine. Celui-ci disparaît, Le Floch est chargé de le retrouver...

les aventures sont multiples, les différentes affaires s'entrecroisent, difficile d'en dire plus.

Comme dans tous les ouvrages de J.F Parot la fiction et ses protagonistes côtoient l’Histoire avec un grand H et ses personnages réels.
Avec un petit clic sur wikipedia on découvre des informations sur la Cochinchine et  le projet de traité avec la France.

livre intéressant, j'ai passé un moment agréable à le lire.

MINUIT SUR LE CANAL DE SAN BOLDO (Donna LEON)

Selon les informations données il s'agirait de la vingt cinquième enquête du commissaire Brunetti.
Si en tant que lectrice je ne me lasse pas, j'ai trouvé dans ce dernier ouvrage un commissaire un peu lassé pour ne pas dire fatigué. Il semble s'ennuyer dans son bureau au commissariat "comme il avait du temps à tuer, Brunetti lut quelques rapports, mais l'ennui finit par l'inciter à aller observer le trafic des bateaux sous sa fenêtre".

Heureusement pour lui une amie de sa belle-mère lui demande d'enquêter sur un drame vieux de 15 ans : Manuela, alors âgée de 15 ans est tombée dans le canal, repêché par un ivrogne qui ne se souvient de rien, elle est sauvée, malheureusement avec un cerveau d'enfant. La grand-mère est persuadée qu'il ne peut s'agir d'un accident car Manuela ayant la phobie de l'eau ne s’approchait jamais du bord de l'eau. La justice ayant accepté la réouverture du dossier Brunetti, assisté de Vianello mais surtout de la commissaire Claudia Griffoni et  aidé par Elettra , reprend l'enquête.

Comme dans chaque ouvrage nous partageons la vie de famille du commissaire et surtout le temps des repas. C'est toujours avec plaisir que nous retrouvons Paola son épouse et leurs deux enfants, Raffi et Chiara.

La lecture d'un roman de Donna Leon est toujours un moment agréable et  distrayant. Les promenades dans Venise font rêver.



LE CAMP DES MORTS (Craig JOHNSON)

"Le camp des morts" est le troisième ouvrages que je lis de cet auteur. j'ai le sentiment de ne pas l'avoir apprécié à sa juste valeur, et surtout pas comme j'avais apprécié mes deux précédentes lectures, pour des raisons "bêtement" pratiques. Mon exemplaire est une édition poche de Gallmeister, broché très serré. Alors que j'avais à peine commencé sa lecture, je me suis retrouvé, suite à une chute, avec le bras droit dans le plâtre ! lire et tourner les pages de ce type d'ouvrage d'une seule main (il ne tient pas ouvert sur un bureau) est particulièrement difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où ce livre m'a échappé, perdant la page en cours de lecture. J'ai l'impression qu'une grande partie de mon énergie est passé à le ramasser.

Il me reste quand même quelques souvenirs. J'ai notamment apprécié de retrouver les deux principaux protagonistes :  Walt Longmire, shérif atypique et sympathique, et Henry Standing Bear, son ami indien. Ils sont entourés de nombreux personnages, certains déjà rencontrés dans les ouvrages lus précédemment et ceux qui traversent juste cet ouvrage. 
Le thème principal est une enquête policière : une femme âgée, Marie Baroja, décède dans une maison de retraite. Alors que rien ne laisse présager une mort suspect, l'ancien shérif demande qu'une enquête soit ouverte, entraînant une autopsie. Le lecteur se trouve alors plongé dans cinquante ans  d'histoires locales et de famille. Compte tenu des conditions dans lesquelles je lisais j'ai malheureusement souvent perdu un peu le fil de l'histoire et je me suis embrouillée avec les nombreux personnages.

Je ne pense pas recommencer la lecture de cet ouvrage, du moins dans l'immédiat, compte tenu de la "hauteur" de ma PAL !!!

  
P.S. actuellement je choisis mes lectures en tenant compte du format du livre !

lundi 18 décembre 2017

GLACE (Bernard MINIER)

Un peu déçue par "nuit",mon premier contact avec l'auteur, j'ai, sur les conseils d'elise3coco et marc_tise,  attaqué "Glacé" le premier ouvrage de Bernard Minier.
Un grand merci aux deux  Babélio pour leur très bon conseil. J'ai passé d'excellentes heures de lecture avec cet ouvrage.
le cadre : les Pyrénées  en décembre (grand froid, neige, verglas), un gros bourg Saint-Martin de Comminges, les ruines d'une colonie de vacances, une vieille centrale hydroélectrique, un centre psychiatrique pénitentiaire pour "assassins monstrueux".
l'histoire: elle  commence par le "meurtre" d'un cheval dont le corps sans tête est retrouvé pendu à un pylône. Son propriétaire est un grand industriel français. Ensuite  deux hommes du village seront assassinés par pendaison. L'enquête est confiée à la police judiciaire et à la gendarmerie. Avec les enquêteurs nous découvrons  comment le passé d'un certain nombre d'habitants de la vallée serait à l'origine des faits présents. 
Les protagonistes sont nombreux. Citons les principaux. Le commandant Servaz de la police judiciaire de Toulouse, divorcé et père d'une adolescente. Son équipe à Toulouse Vincent Espérandieu et Samira Cheung. A Saint Martin la procureur Cathy d'Humière, la capitaine de gendarmerie Irène Ziegler, le juge instruction en activité Confian, le retraité Saint-Cyr. Au Centre le Docteur Xavier, l'infirmière chef Lisa Ferney, la  psychothérapeute Diane Berg et le principal détenu Hirtmann. Enfin Chaperon, le maire, Lombard l'industriel.
L'attention du lecteur est maintenue en permanence et  le suspens très présent. L' auteur insère de petits intermèdes dans le déroulement de l'enquête  en nous faisant pénétrer dans la vie personnelle des personnages. Par exemple on  apprend que Servaz (le policier) et Hirtmann (sorte de serial killers) ont une passion commune pour Gustave Malher. ( information déjà connue pour ceux et celles qui comme moi ont lu "Nuit" avant "Glacé".)

En conclusion très bon roman policier, nettement supérieur à "Nuit". Je ne me suis jamais ennuyée au cours de ma lecture.

mardi 12 décembre 2017

LA SOIF (Jo NESBO)

J'ai découvert le personnage de Harry Hole en 2013 à la suite d'un quiz sur  Babélio. De mémoire il fallait relier un auteur et son personnage dans la littérature policière. Mon score fut faible.  Je me suis lancée à la découverte de ces héros. Pour  Harry Hole j'ai choisi, un peu au hasard,  "Rue-sans-soucis "  premier contact réussi.  Deux autres ouvrages de Nesbo ont suivi, mais sans Hole : "le fils" et "Soleil de Minuit". Deux livres que j'ai beaucoup appréciés.

Je viens de terminer "La soif". Si je reconnais qu'il s'agit, sans aucun doute, d'un excellent thriller, j'avoue de ne pas y avoir totalement adhéré. Trop de meurtres horribles ? trop de pages sur le vampirisme (c'est vrai c'est le sujet du livre) ? trop d’hémoglobine ? trop long ?  je ne m'explique pas mon sentiment légèrement négatif.
 Le personnage d'Harry Hole est complexe et très intéressant. Il a vieilli depuis "rue sans soucis" : il ne boit plus (sauf exception), il a une vie de famille entre Rakel et Oleg. Son inquiétude pour son épouse ira jusqu'à avoir l'idée d'abandonner l'enquête. 

Alors que  j'avais ressenti une certaine lenteur dans le style  au cours de ma lecture d'environ des deux tiers du livre, j'ai trouvé que  tout  s’accélérait  dans le dernier tiers pour un dénouement inattendu.

Un lecteur peut-il me recommander  le meilleur "Harry Hole" selon lui ?

lundi 11 décembre 2017

TENSION EXTRÊME (Sylvain FORGE)


Lundi dernier un petit coup de blues, temps gris, brouillard, pas envie de prendre la voiture pour aller à la séance d'aqua biking, un seul souhait passer une journée cocooning... c'est à dire lire un bon livre blottie dans un fauteuil. Je choisis le petit dernier, placé en  haut de la PAL, "Tension extrême". Les 390 pages sont dévorées dans la journée.

L’histoire se déroule à Nantes. Deux hommes d'affaires, jumeaux, meurent à la même heure. L'autopsie fait apparaître une même origine des décès, l'explosion du pacemaker. Un virus a été introduit, volontairement, dans les prothèses déclenchant  une décharge de 600 volts.

Alors qu'une jeune diplômée de l'école des commissaires de police vient d'être nommée à la tête de la police judiciaire, les locaux de la PJ sont paralysée par une cyberattaque. Si le responsable M4STER SHARK est vite identifié sous son véritable nom il reste insaisissable . Pour travailler à l'abri d'une nouvelle attaque, les membres de la PJ s'installent  dans leurs anciens locaux et travaillent avec  les vieilles machines à écrire et les anciens téléphones.  Isabelle, la capitaine de police est en première ligne. Très bon suspens avec une sorte de compte à rebours. Les différents protagonistes sont personnalisés. Les policiers sont humanisés, des informations sur leur vie privée nous sont communiquées.

La lecture de cet ouvrage - passionnante au demeurant - est  assez  angoissante. Elle nous permet de prendre conscience que, si en  grande majorité nous avons  adopté avec empressement et plaisir les nouvelles technologies,  la maîtrise complète de tous ces objets connectés est loin d'être acquise.Une cyberattaque pourrait se  transformer en  arme mortelle.





samedi 2 décembre 2017

NOIR COMME LA MER (Mary HIGGINS CLARK)

J' ai découvert Mary Higgins Clark en 1991. J'avoue avoir eu beaucoup de  plaisir à la lecture  ses premiers ouvrages comme  "La maison du guet", "la nuit du renard", "la clinique du docteur H".  Dans ces premiers ouvrages elle a su créer l'effroi, la peur, l'angoisse.  Je me souviens particulièrement de  "la maison du guet" car  ayant craqué je suis aller lire les dernières pages avant de revenir en arrière reprendre ma lecture là où j'en étais.
De tempérament fidèle j'ai, pendant près de 18 ans, lu chaque année le "dernier" paru. J''ai fini par me lasser car c'est toujours la même histoire avec un habillage un peu différent.

Par nostalgie sans doute je me suis plongée dans   le millésime 2016 "Noir comme la mer". L’histoire n'a rien d'extraordinaire mais je me suis laissée prendre au jeu. On croise  parmi les passagers de la croisière de luxe la belle jeune femme courageuse et  le  bel homme célibataire.... il y a aussi  un collier d'émeraudes, un meurtre, une tentative de meurtre, une tempête, un propriétaire caractériel,le tout enrobé d’un peu de suspens....

En conclusion, lecture délassante sans  "prise de tête, style  simple, chapitres très courts.

Conseils pour celle ou celui qui n'a jamais lu du MHC : commencer par les trois premiers cités au début de cette petite chronique.