mercredi 7 octobre 2026

LA DAME D'ALEXANDRIE (Gilles GAUTHIER)

 2002 : En quittant la réception donnée par la Marine Française sur la Jeanne une femme âgée, Mona Salem, tombe de la passerelle, repêchée par l'archéologue qui l'accompagnait elle est reconduite à son domicile. Le lendemain matin, le directeur de la branche alexandrine de la Fondation franco-egyptienne pour le dialogue entre les deux rives - narrateur de l'histoire - est informé  du décès de Mona . Elle a été assassinée.

Bien que l'enquête soit  confiée  à la police d'Alexandrie, le directeur de la fondation  -Mona était son amie - décide d'enquêter de son côté, ce qui ne plaît  pas  aux autorités. Pour enquêter il est amené à rencontrer des personnes ayant  connu Mona, dont d'anciens membres de son personnel (du temps où ses revenus le lui permettaient),  ses relations mondaines.  

 Le roman comporte de nombreux chapitres, datés alternativement  du passé de 1945 à 1984 et du présent 2002/2003. Les  chapitres racontent la vie de Mona (Père, maris, activités mondaines...) et d'autre part le déroulement l'enquête "privée" menée par le narrateur.

"La Dame d'Alexandrie " nous fait découvrir un peu la ville d' Alexandrie,  le cadre et ses habitants.    Sont évoqués  des faits historiques (Nasser, 1956 la guerre avec la France et l'Angleterre suite à la nationalisation du canal de suez, 1967 la guerre des six jours). 

(livre reçu dans le cadre de Masse Critique -merci à Babélio et aux Éditions Riveneuve) 


 

mercredi 30 septembre 2026

LA STATUE DE SEL (Albert MEMMI)

 "Voici un écrivain français de Tunisie qui n'est ni français ni tunisien. C'est à peine s'il est juif puisque, dans un sens, il ne voudrait pas l'être" premiers mots d'Albert Camus pour sa préface de "la statue de sel".

Le narrateur Mordelkhaï, Alexandre Benillouche, né dans le quartier juif à Tunis,   est l'aîné d'une famille nombreuse.  Son père est bourrelier. Il entre à l'école à 7 ans. Élève brillant il bénéficiera d'une bourse  pour les études secondaires. Il est écartelé entre son milieu familial juif et pauvre et son milieu scolaire aisé et bourgeois.

Après le bac il entreprend des études de philosophie à l'université d'Alger. 

Pendant la deuxième guerre mondiale il fera l'expérience d'un camp de travail forcé. 

 Lecture instructive notamment sur la période coloniale. Ne pouvant pas citer  tous les passages intéressants j'en évoque deux: le quartier des prostitués où le conduit son ami et la danse de sa mère lors d'une réunion familiale.

Albert Memmi est décédé en 2020 à quelques mois de ses  100 ans.

 

 


 


 

 

mercredi 23 septembre 2026

TON ABSENCE N'EST QUE TENEBRES (Jon Kalman STEFANSSON)

Avant  de lire "ton absence n'est que ténèbres" j'ai lu du même auteur, avec un peu de  difficulté " D'ailleurs les poissons n'ont pas de pied" et avec plaisir "entre ciel et terre".  

Dans un village  situé dans un fjord, loin de la capitale,  un homme qui a perdu la mémoire est de retour. Il rencontre une femme qui le reconnaît. Il lui demande de raconter "alors raconte. C'est tellement agréable de t’écouter". C'est alors que commence le récit d'une sorte de saga familial racontant les histoires individuelles et communes d'hommes, de femmes, de couples, de la fin du XIXe siècle à nos jours. Les personnages nombreux ont des vies intéressantes, les femmes ne sont pas invisibles. L'histoire est parfois un peu complexe, on s'y perd un peu. 

 J'ai lu beaucoup de romans islandais,  surtout des  policiers. L'écriture plus littéraire  de J. K.  Stefansson   demande une attention plus soutenue. 

(582 pages )

dimanche 20 septembre 2026

L'ILE ( Anne WIAZEMSKY)

Quand je regarde la liste des livres écrits par Anne Wiazemsky je m’aperçoit que j'en ai lus10 avant août  2010, date de mon inscription  Babélio , et  date  importante car elle   correspond à mon départ en retraite😎.

L'île est une nouvelle qui raconte l’histoire de quatre personnes (1 couple dont la femme est enceinte, une adolescente , fille du mari du couple , et une femme célibataire qui attend un coup de téléphone de son amant....)  en vacances sur une île de la méditerranée : cocktail, dîner sur la terrasse, plage, téléphone... rien de bien exceptionnel ! 

114 pages d'écriture fluide.... sur le fond on est loin   des très bons romans de l'autrice. 

jeudi 17 septembre 2026

L'AMIE DE MADAME MAIGRET (SIMENON)

 

Après avoir lu  "l'inconnue du quai de Javel"  dans lequel Philippe Jaenada   s'inspire pour enquêter des méthodes   du commissaire Maigret,   regardé sur Canal film  "Maigret et le mort amoureux " avec Denis Padalydès,  je me suis lancée dans la lecture d'un des nombreux romans de Simenon  "l'amie de Madame Maigret". Le point de départ de l'histoire est la découverte d'un cadavre dans un calorifère rue de Turenne. Maigret et son équipe enquêtent,  boivent des bières et du petit blanc,  Madame Maigret enquête de son côté chez les chapeliers.... 

lecture sympathique sans prise de tête .

        

mercredi 16 septembre 2026

LA VALSE DES ARBRES ET DU CIEL (Jean-Michel GUENASSIA)

Avant  "la valse des arbres et du Ciel" j'avais  eu le plaisir de lire deux ouvrages de Jean-Michel Guenassia : "le club des incorrigibles optimistes" (Prix Goncourt des lycéens 2009 -  Babelio n'existait pas encore") et "la vie rêvée d'Ernesto G...".  Ce  troisième ouvrage m'a particulièrement  déçue.

Marguerite Gachet en  est la narratrice  "vieille et fatiguée" .

Vincent Van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise pour être pris en thérapie par le Docteur Gachet "spécialiste" des impressionnistes. Il y passera 70 jours. Marguerite s'éprend de lui.

Dans la version officielle Vincent se suicide. Dans cet ouvrage il est accidentellement et  mortellement blessé par Marguerite.

Côté positif de l'ouvrage les extraits en italique  d’échange de lettres Vincent/Théo, Gauguin,   les extraits  de la revue La Lanterne sur l'actualité, Vincent et ses tableaux notamment la construction du portrait du Docteur Gachet, coté négatif  les duos style "arlequin" de Marguerite et Théo. 

 


 

 


mercredi 9 septembre 2026

LES LARMES NOIRES SUR LA TERRE (Sandrine COLLETTE)

Quatrième roman de Sandrine Collette lu cette année. Je compte faire une  pose avant d'entamer un cinquième roman. Pourquoi ? Ils sont puissants, ils secouent !!

Ce roman est  l'histoire de  la jeune Moe arrivée en métropole avec un mari qui  n'a plus rien à faire d'elle et d' un bébé dont il n'est pas le père. Elle quitte le domicile avec son petit garçon. Sans travail et sans ressource elle  est  placée dans un centre d'accueil pour déshérités appelée la "Casse" . Le centre  est constitué  de vieilles voitures. Il lui est attribué une 306 grise sans siège arrière et deux couvertures. Dans cet enfer  innommable Moe va être  "adoptée" avec son petit garçon par cinq femmes extraordinaires - Ada, Nini-peau-de-chien, Poule, Marie-Thé et Jaja -  encore plus  cabossées qu'elle. Malgré leur présence Moe ne pense qu'à fuir cet enfer avec son bébé. 

Outre l'histoire de Moe, on découvre les histoires  personnelles de Ada, Nini-peau-de-chien, Poule, Marie-Thé et Jaja, histoires plus douloureuses que celle de Moe

En décrivant  la Casse Sandrine Collette n'épargne pas ses lecteurs avec ses descriptions  : les habitants de la casse, les gardiens et leurs chiens,la brutalité, les violences, les difficultés du quotidien, l'environnement et ses odeurs, la vie et la mort. Tout cela c'est "du lourd" !

 Tous les personnages sont bien identifiés et dessinés. 

Roman noir, angoissant et désespérant. Bouleversée la lectrice , dans son petit nid de retraitée,  ferme le livre.