samedi 27 mai 2017

QUAND SORT LA RECLUSE (Fred VARGAS)

Nom de Zeus ! un véritable petit bijou ce dernier ouvrage de Madame Vargas !
J'ai lu et aimé pratiquement l'ensemble de son œuvre, mais ce petit dernier opus quel bonheur de lecture.

Adamsberg rappelé par Langlard quitte l'Islande. 
Une femme a été écrasée par la voiture de son mari. Adamsberg résout rapidement l'affaire, il règle aussi rapidement la question du voyeur qui espionnait l'une de ses collaboratrices. 
Puis jetant un coup d’œil sur l’ordinateur de Voisenet, il se passionne pour une araignée, la recluse. Deux hommes âgés sont morts suite à une piqure de recluse, un troisième est dans un mauvaise état.
Contre l'avis de son adjoint Danglard et d'une grande partie des membres de  son commissariat, Adamsberg tranche : il s'agit d'assassinat. 
Et nous voilà, nous lecteurs, embarqués dans une enquête qui nous conduira  de la région de Nîmes aux environs de Lourdes (le pré Albert), en passant par Paris...
Nous croisons  de charmantes vieilles dames et de vilains blaps, un psychiatre et  un arachnologue, une famille de corneilles, nous retrouvons avec bonheur les membres de la brigade, Danglard, malheureusement devenu "con" dans cette épisode, les demoiselles Retancourt et Froissy, Messieurs Voisenet, Veyrenc, Noël......., et surprise un revenant,  l’archéologue Mathias, l'un des quatre évangélistes.
Malgré ses brumes et bulles gazeuses dans son  cerveau, Adamsberg démontrera une fois de plus son talent d'enquêteur.
Le lecteur est tellement "fan" du commissaire qu'il ne s'interroge même pas sur la légalité d'une enquête, menée suite à des morts suspects à Nîmes,  par un commissariat du 13e arrondissement de Paris ?
Que dire de plus, la lecture de ces 478 pages est un véritable divertissement. Elle nous plonge pour notre plus grande joie  dans le monde singulier du commissaire.

LE SILENCE (Jan COSTIN WAGNER)

Je n'ai pas choisi personnellement ce livre, il m'a été offert lors du dernier salon du livre Paris 2017 pour l'achat de deux "Babel Noir". Alors que le nom de l'auteur me semblait inconnu, j'ai découvert sur Babélio que j'avais déjà lu l'un de ses ouvrages "L'Hiver des Lions" en 2010. Il me reste de cette lecture un léger sentiment de déception.
Mais revenons au "Silence"dont l''histoire se situe en Finlande, en juin  période des jours polaires appelés  " soleil de minuit".
 Un vélo, quelques traces de sang sont retrouvés à côté d'une croix érigée à l'endroit où il y a plus de 30 ans Pia, une jeune fille de 13 ans,  a été violée et assassinée. L'enquête est confiée au commissaire Kimmo Joenta. Il se fait assister par  l'ex-commissaire Antsi Ketola, nouvellement retraité, chargé de l'enquête il y a trente trois ans. Le coupable qui n'a jamais été identifié aurait -il récidivé ? 
Le lecteur découvre que l'un des protagonistes du roman, Timo Korvensuo, agent immobilier,  marié et père de deux enfants, a  participé à la disparition de Pia.  Perturbé par la résurgence de son passé, il quitte son foyer et part de son côté à la recherche du coupable....

Le Silence, policier ou thriller, est un roman dont la lecture est agréable mais dont la conclusion m'a un peu troublée et laissée sur ma faim....


vendredi 12 mai 2017

CITY ON FIRE (Garth Risk HALLBERG)

Pour un premier roman c'est un vrai "coup de maître".
 La médiatisation autour  de sa sortie et une critique dans Lire sont responsables de mon achat. Les "pavés" ne m'intimident pas en règle  général, mais impressionnée sans doute par son format je l'ai laissé dormir quelques mois dans ma pile à lire
Fin avril je me suis  décidée à "attaquer" cet ouvrage, 13 jours après  je suis arrivée à la dernière page.

Le personnage principal de ce roman est le New York des années 1970, ville au bord de la faillite  au  taux de criminalité très  élevé et  traversée par des désordres sociaux.

L'histoire se déroule de la nuit de la Saint Sylvestre 1976, date de la tentative d'assassinat sur la jeune Samantha Cicciaro  au 13 juillet 1977 jour du blackout. De  nombreux  passages nous permettrons de connaître le passé et l'avenir des principaux personnages, personnages issus de milieux et d'origine différents, reliés les uns aux autres par des liens plus ou moins ténus.

Difficile de classer cet ouvrage dans lequel de nombreux sujets sont abordés parmi lesquels je citerai:

- le milieu social : les personnages appartiennent à des  classes très différentes (financiers, banlieusards, artistes, punks, drogués, groupes musicaux...),
- le financier : Amory Gould "frère démon" qui réorganise les affaires de la famille Hamilton-Sweeney à son avantage et manipule Nicky membre des "post-Humanistes",
- le policier : une tentative de meurtre a été commise sur la jeune Sam, l’enquête est confiée à l'inspecteur Pulaski,
- le culturel : peintre puis photographe William, galeriste Bruno, enseignant apprenti écrivain Mercer, journaliste-écrivain Richard,  des références à Bowie, Patty Smith., aux  mouvements punk, underground..
- l'artificier : Carmine Cicciaro, père de Sam,
- le médical : les conditions d'hospitalisation de Sam,
- la sociologie : nous pénétrons dans l'intimité des couples et des familles : william/mercer, Regan/Keith et leurs enfants, Carmine et Sam, Charlie et sa mère, Larry Pulaski/Sherri,
- l'amour : particulièrement  celui de Charlie pour Sam,
- le deuil : les problèmes de Charlie suite au décès brutal de son père,
- l'incident: le blackout du 13 juillet 1977. L' auteur nous raconte les  événements qui se produisirent dans les différents quartiers de New York cette nuit du 13 au 14 juillet 1977: fêtes, pillages, violences, arrestations,
- la drogue : sont concernés William, Mercer, Nicky, Sam, Charlie.

En conclusion,  j'ai apprécié la  lecture  de cet ouvrage malgré quelques longueurs.  J'avoue cependant qu'il  m'est parfois arrivé de "décrocher" ne comprenant pas toujours l'intention de l'auteur dans l'écriture  de certains passages.











samedi 22 avril 2017

JUSQU' A L'IMPENSABLE (Michael CONNELLY)

Depuis  25 ans Michael Connelly nous propose, au minimum, un ouvrage chaque année. Si je n'ai sans doute pas lu l'ensemble de son œuvre, je n'en suis pas loin. 
Bien que que j'apprécie sans réserve son personnage principal, Harry Bosch, mon livre préféré demeure  "créance de sang", dans lequel il n'apparait pas.
Mais revenons à son  dernier ouvrage paru en français "Jusqu'à l'impensable".  
A la fin du précédent ouvrage, Bosch a  été suspendu sans solde pour avoir crocheté la serrure du bureau de son capitaine pour consulter des archives. Dans ce dernier ouvrage il a pris sa retraite afin de toucher sa pension, indispensable pour pouvoir payer les études de Maddy, sa fille, qui entre à l'université.

Alors qu'il avait décidé de consacrer son temps à remonter une vieille  Harley, son demi-frère l'avocat à la Lincoln, lui demande d’ intervenir comme enquêteur dans une affaire afin de  prouver l'innocence de son client accusé de viol et de meurtre sur une femme. Accepter c'est franchir une frontière : un policier ne doit pas passer du côté avocat. Bosch franchira la frontière : enquêter pour lui c'est vivre.
Un simple détail oublié par les enquêteurs officiels, une montre, permettra à Harry de découvrir la vérité. 
A la fin du livre je me pose deux questions va-t-il :
-  continuer à enquêter pour son demi-frère "s'y habituer allait lui de mander quelque effort".
-  tomber  amoureux "vous faites de la moto ? .....on en fera tous les deux." 

Sauf peut-être deux ou trois ouvrages il y a quelques années qui m'avaient un peu déçue, je ne le suis plus depuis les dernières livraisons. Même si la construction de ses ouvrages est souvent identique, les affaires traitées sont différentes. Je n'ai pas l'impression  de lire une  même histoire racontée sous une autre forme, ce qui n’est pas toujours le cas pour d'autres auteurs.

Autre chose que j'apprécie chez Connelly c'est  la façon dont il a fait évoluer son personnage. Si on se souvient des premiers livres, c'était un personnage dur, solitaire, alcoolique. Depuis qu'il est responsable de sa fille son caractère s'est assoupli, il est même parfois attendrissant avec son amour un peu maladroit par sa fille. Une chose n'a pas changer sa passion pour le jazz.

INHUMAINE (Patricia CORNWELL)

1990 "Posmortem":  cela fait donc 27 ans que Patricia Cornwell nous raconte les vies privée et professionnelle de Kay Scarpetta  ! 
Depuis quelques années je constatais  une baisse dans la qualité et l'intérêt de ses ouvrages : trop de descriptions scientifiques sans grand intérêt pour la lectrice" moyenne" ou "normale" que je suis et pas assez d'histoire. Après "monnaie de sang" j'avais donc décidé d'arrêter d'acquérir  les nouveaux  ouvrages ... et puis j'ai craqué et acheté, un an après sa parution et en poche"inhumaine" .

J'ai apprécié cet ouvrage même si, à mon avis, on reste loin de la qualité des premiers livres. 
Alors que Scarpetta se trouve sur le site d'un décès , accident?  meurtre ?, elle reçoit sur son téléphone une vidéo, vieille de 17 ans, mettant en scène sa nièce Lucy. La vidéo a été tournée par Carrie Grethen, ex-compagne de Julie, ex membre du FBI et  psychopate, quel beau CV ! Le roman se déroule pratiquement sur une seule journée, il n'est pratiquement question que des relations difficiles entre certains membres du  FBI d'une part et  Lucy et Kay d'autre part. Que fait Benton, mari de Kay et membre du FBI ? quel est le rôle de Pete Marino ? Cela importe peu en fait. Le talent de Patricia Cornwell est de réussir à nous intéresser sur près de 600 pages à  cette histoire en y mêlant suspens, rapports professionnels,  amicaux et familiaux et un peu moins de détails scientifiques !

Ce n'est pas le meilleur livre de la série, mais je trouve qu' il se place quand même un peu au-dessus des trois ou quatre ouvrages précédents.   

Dans ma PAL le dernier paru "Chaos", quatre critiques sur Babélio avec une note de 2,5 ,
A suivre.....

dimanche 9 avril 2017

PLATEAU (Franck BOUYSSE)

Dés le départ il y un malentendu entre moi et ce livre....
Je l'ai choisi  au dernier salon du livre ou plus exactement à "livre Paris 2017",  espace "le livre de poche", rayon "policier". Passionnée de romans policiers  je ne comprends pas comment ce livre a pu être classé dans cette catégorie. Cet ouvrage relève  du  "roman du terroir", École de Brive ?

Ce quiproquo me rappelle la déception de l'un de mes fils qui, âgé d'environ  cinq ans,  a regardé "la guerre du feu" jusqu'au bout en attendant l'arrivée des indiens et des cowboys. Lors de ma lecture j'ai  attendu jusqu'à la fin  l’événement qui expliquerait le classement "policier". Comme mon fils, il y a trente ans, j'ai été déçue!!!!!! 
Enfin  il y a quand même le suspens du "chasseur".
 
Pour être un peu positive je précise  que j'ai apprécié la description des personnages (Judith et Virgile, Georges, Karl et Cory) ainsi que  leurs histoires individuelles ou communes. Mais leurs histoires relèvent  du roman du terroir. (Attention : aucune connotation méprisante dans l’expression).

Autant j'ai lu avec plaisir les passages  concernant leur passé et leur présent, autant j'ai trouvé sans intérêt des passages qui se veulent sans doute  poétiques mais qui  alourdissent l'ouvrage : "Deviendra cette feuille qui tombe, prise en charge par des buissons d'air, à la manière d'un petit cerf-volant enfantin aux attaches rompues. Puis libéré de son poids, il s'étendra et se fondra dans la croûte d'humus."

Conclusion : je n'ai sans doute pas su apprécié complètement cet ouvrage, toutefois je ne regrette pas de l'avoir lu, les histoires individuelles m'ayant plus.






samedi 8 avril 2017

COLOMBE (Jean ANOUILH)

Pièce de théâtre lu dans le cadre d'un prochain café littéraire :
époque : moitié XIXème siècle.
Julien, qui part pour trois ans au service militaire, confie sa jeune épouse Colombe et son fils à sa mère, Mme Alexandra, actrice de théâtre. Mère et fils se déteste. Plongée dans le milieu du théâtre la  jeune Colombe sera fascinée par les illusions et les vanités qu'il  distille.
Au cours de cette lecture je me suis amusée, j'ai souri beaucoup mais  je me suis aussi attristée pour Julien qui fini abandonné par sa jeune femme, Colombe, dont il est amoureux fou.
La lecture terminée, j'ai regardé la pièce sur internet (mise en scène 2010 de Michel Fagadau avec dans les rôles principaux Annie Duperey et Sara Giraudeau). 
Je reconnais que j'ai préféré de beaucoup la vision de la pièce plutôt que sa lecture. Je n'ai pas seulement souri, j'ai beaucoup ri grâce aux  talents des acteurs et tout  particulièrement ceux d'Annie Duperey et Rufus. La mise en scène dédramatise  les dialogues difficiles   entre Julien et Colombe et entre  Julien et Armand (actes III et IV).
Intéressant et bon pour une culture personnelle .