dimanche 24 mai 2015

JEU D'ECHECS A PERROS-GUIREC (Bernard ENJOLRAS)

On ne se refait pas ! Bretonne, je craque presque chaque salon du livre aux stands de la Bretagne : et bien oui,  j'achète des romans policiers "locaux".

Grande lectrice de romans policiers de tous les pays, pourquoi pas des romans bretons ?

On passe un moment agréable de lecture ; l'intrigue n'est pas très compliquée. Malgré les décès l'histoire n'est pas angoissante ; les personnages esquissés. Bernie, le détective amateur et auteur lui-même de roman policier est bien sympathique. c'était ma première rencontre avec lui bien qu'il ait déjà plusieurs aventures à son actif.


DANS LA VILLE EN FEU (Michael CONNELLY)

"fan" de Michael Connelly, j'ai lu, je pense, pratiquement tous ses livres et plus particulièrement ceux  dont le héros est Harry Bosh.
j'ai été un peu déçue par son dernier ouvrage. trop de passages où il est assis à son bureau, où il téléphone, se sert d'un ordinateur ! il  déjeune et  dîne avec son collègue, sa compagne ou  sa fille,  ça manque un peu d’action !
Il est vrai que son activité consiste à reprendre des affaires non résolues, et donc plus une étude de dossier qu'une enquête de terrain.
En  1992 lors des émeutes de Los Angeles il avait découvert le corps d'une jeune journaliste danoise abattue d'une balle dans la tête.
En 2012 le dossier est rouvert par le bureau des affaires non résolues. Malgré O'Toole, son supérieur hiérarchique qui voudrait qu'il prenne  en charge un autre dossier : il ne serait pas politiquement correct de résoudre le meurtre d'une blanche à l'occasion du vingtième anniversaire des émeutes, il poursuit son enquête. Devant se déplacer, il ira jusqu'à prendre des jours de congés pour finaliser son enquête sans avoir à demander des autorisations de déplacement  à O'Toole.

Bref, on ne s'ennuie pas à la lecture de ce dernier ouvrage de M. Connelly mais on ne retrouve pas "notre Harry Bosh" des premiers romans. Il est vrai il a vieilli (il n'est pas le seul , LOL !!!), à l'âge de la retraite il se trouve en charge de sa fille une charmante ado ... il doit donc se ménager.

Conclusion: beaucoup d'attente avant la parution, un peu de déception après la lecture, mais reste quand même  le plaisir de la lecture.





samedi 23 mai 2015

UNE PROMESSE (Sorj CHALANDON)

j'ai enfin pris le temps d'ouvrir  le deuxième livre que m'a conseillé Joedi  "une promesse."

Compte tenu de son format j'ai pris ce livre pour lire dans les transports.
 Dés la première page  je me suis totalement immergée dans l'histoire, le RER et les voyageurs ont disparus, j'étais en Mayenne, dans une maison à l'orée de la forêt....

L'auteur nous conte   la très belle histoire de vie et d'amour du couple Étienne et Fauvette   et les très belles histoires d'amitié et de vies des sept amis, même si certaines de ces vies  ont eu  parfois un parcours  un peu cabossées. 

 L'émotion  nous envahit à la lecture de ces 217 pages  et se poursuit encore  le livre terminé.

 Très beau livre.








LA PRINCESSE DU BURUNDI (Kjell ERIKSSON)

Encore un polar suédois diront certains. Oui c'est vrai mais les auteurs du Nord de l'Europe savent se renouveler et chacun d'eux nous font découvrir notamment des vies, des lieux, des milieux différents.

L'histoire se déroule en décembre à l'approche de la fête de Noël.
Petit-John, chômeur, marié et père d'un adolescent est retrouvé mort. Avant d'être tué il a été torturé et mutilé. Il avait une passion l' aquariophilie et surtout  les poissons tropicaux, notemment un cichlidé appelé la princesse du Burundi.
En l'absence de la commissaire Ann Lindell, en congé de maternité, l'affaire est confiée à Ola Haver.  Lennart , un délinquant notoire, enquête de son côté afin de venger son frère.
Un personnage antipathique, Vincent Hahn, traverse l'histoire et perturbe l'enquête.
Malgré son congé Ann Lindell se mêlera à l'enquête.
 
Ce roman nous plonge dans le milieu ouvrier suédois  d'Uppsala, ville située au nord de Stockholm.
Nous découvrons également le quotidien des policiers, quotidien  parfois perturbé  par leurs vies privées compliquées.

La lecture des romans issues des pays du Nord de l'Europe  nous permet de  découvrir que, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, la vie quotidienne  dans ces pays ressemble assez à la notre : restriction de budget dans la fonction publique, drogue,  violence, chômage et  pauvreté.

DERAPAGES (Danielle THIERY)

A la lecture des premières pages je me suis sentie un peu perdue : trop de personnages qui semblent avoir eu une vie antérieure à "Dérapages" De cette auteure je n’ai lu que le prix du quai des orfèvres 2013 "des clous dans le cœur", livre que j'ai apprécié. je me suis reportée sur la bibliographie de Danielle Thiéry et j'ai alors découvert que la commissaire Edwige Marion était l'héroïne de toute une série de romans que non seulement je n'avais pas lus mais dont je ne connaissais même pas l'existence... on a beau être une grande lectrice, on ne peut pas tout connaître et tout lire.

La question d'une vie antérieure pour les personnages principaux étant réglée, j'ai pu me plonger complètement dans "Dérapages". Deux petites filles sont découvertes, l'une morte sur la plage de Berck , l'autre vivante a été substituée à Tom dans la voiture de Jennifer  ; elles ont 4-5 ans et ont un visage de vieillard.
Alors que la commissaire Edwige Marion enquête sur la découverte de Berck, elle apprend que sa fille Nina, confiée  Angèle , sa sœur aînée mariée avec Sasha Azonov et domiciliée à Londres, vient d'arriver à Paris, choquée et couverte de sang.
Au même moment Jennifer est contrainte, avec la fillette qui a pris la place de son fils, à rentrer  dans l'appartement que son mari Sasha lui a installé dans une friche industrielle. Elle doit allaiter cette petite fille. Elle va vivre un vrai cauchemar (et nous aussi en qualité de lecteur !)

L'appartement des policiers en collocation est cambriolé, des 4x4 puis des Mercédes pilotés par un couple bizarre filent les policiers et provoquent des accidents.

La commissaire Marion est sur plusieurs fronts : l'enquête suite à la découverte de Berck, qu'est-il arrivé à Nina ? qu'est devenue Angèle? qui est vraiment Sasha Azonov? où se trouve Valentine, sa collègue commissaire, partie seule enquêter dans la friche industrielle ? Pour l'aider elle fera appel à l'un de ses vieux amis, Alstair, gradé important de la Metropolitan Police de Londres.
 
"Dérapages" est un bon roman policier qui nous tient en haleine, même si parfois c'est un peu compliqué surtout les passages sur le génome humain. Les méthodes des policiers français nous laissent parfois perplexes, mais on se dit que cela doit être normal puisque l'auteure est une ancienne commissaire divisionnaire.
L'écriture est fluide, les chapitres assez courts accentuent le suspens et nous conduisent  à poursuivre la lecture du chapitre suivant pour connaître la suite....

merci à Babélio et les éditions Versilio de m'avoir permis de connaître la commissaire Marion !

vendredi 24 avril 2015

NUIT D'ORAGE A COPACABANA (Luiz Alfredo GARCIA-ROZA)

Comme chaque année, je recherche au stand du pays invité par le  salon du livre un roman policier. N'ayant pas accroché l"an dernier avec le roman policier Argentin, je craignais un peu pour le roman Brésilien. Ne connaissant aucun auteur de polar Brésilien, c'est donc conseillée sur plusieurs titres  par un  vendeur FNAC que  j'ai choisi "nuit d'orage à Copacabana". Je ne le regrette pas.

Si la première victime est un SDF, les suspects sont plutôt d'un milieu aisé. Aldo est un décorateur à la mode, Camila son épouse est psychothérapeute. Aldo est fragilisé depuis l'enfance suite à une agression dont il a été victime de la part d'un certain Nilson. Malgré l'absence d'indices le commissaire assisté de Ramiro et Welber enquêtera sur  la première victime afin de l'identifier et peut-être de trouver un lien avec ceux qu'ils soupçonnent d'avoir été témoin du meurtre. L'enquête sur le  deuxième meurtre  lui permettra  de découvrir la vérité.

J'ai apprécié ce livre, assez différent des romans policiers auxquels je suis plus habituée (nordique, français, américain, anglais). J'ai également apprécié le personnage principal,  le commissaire Espinosa, amateur de littérature. Il vient s'ajouter à la longue liste des commissaires, inspecteurs... qui enquêtent et vivent dans mes nombreuses lectures policières. Pour mieux le connaître j'ai d'ailleurs déjà acheté un autre roman du même auteur "le silence de la pluie".





lundi 20 avril 2015

LE GARCON QUI NE PARLAIT PAS (Donna LEON)

Depuis que j'ai découvert Dona Leon j'ai lu avec plaisir toutes les enquêtes du commissaire Brunetti.

Pour le dernier roman je suis  partagée.  Ont disparu les scènes amusantes qui se déroulaient dans la famille  Brunetti (leurs conversations sont devenues sérieuses), la légèreté des échanges avec Elettra. Vianello est absent dans les deux tiers du livre, remplacé  par Pucetti et Griffoni. Brunetti apparait désabusé, les autres personnages sont  devenus plus graves. Par petites touches l'auteure nous fait comprendre que ses personnages ont vieilli "Paola se leva et Brunetti nota ,pour la première fois, qu'elle s'était aidé d'une main  pour se mettre debout". 

L'histoire se déroule au début de l'automne, la pluie a remplacé le soleil. Brunetti est "douché".
Il  résout  sans difficulté le dossier que lui a confié Patta : une histoire de pot-de vin liée à la famille du maire, réglée grâce à sa rencontre avec le  cousin de Pucetti.
Sur la demande de Paola , et sans ordre de sa hiérarchie, il décide d’enquêter sur Davide Cavanella. Il va découvrir  que cet homme n'existe pas : il n'a pas d'acte de naissance, il n'est inscrit dans aucun fichier. Avec difficulté, aidé de Pucetti et Griffoni,  il enquête également  sur Ana Cavanella, mère de Davide. Ayant découvert qu'elle avait travaillé lorsqu'elle était très jeune dans la famille Lembo, il interrogera une ancienne employée puis Lucrezia, la fille aînée de cette famille. C'est cette dernière qui lui communiquera la vérité sur la naissance du jeune homme. L'ensemble des éléments recueillis lui permettront de découvrir les raisons et les circonstances du décès.
Les romans de Donna Leon ont, il est vrai, toujours un sujet sérieux (corruption, racisme,violence,pollution , etc). Dans ce dernier ouvrage avidité, bêtise et méchanceté sont responsables de   la mort à 40 ans  de Davide Cavanella, handicapé mental, sourd-muet .

 En  conclusion même si j'ai apprécié ce roman, je considère qu'il n'est pas le meilleur de la série.
Toutefois, je ne le conseillerai pas à un lecteur pour un premier contact avec Dona Leon et son commissaire Brunetti.