samedi 18 mars 2017

OPERATION NAPOLEON (Arnaldur INDRIDASSON)

-1945 un avion s'écrase en Island sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe. Pas de survivant.
Malgré l'envoi de 200 militaires américains sous le commandement du colonel Miller l'avion est introuvable, "avalé" par le glacier.

- 1999, des membres des services secrets américains découvrent sur des photos satellites les traces de l'avion. Les américains débarquent secrètement  sur le glacier, mauvaise rencontres  pour deux jeunes Islandais dont Elias qui a eu le temps de prévenir sa sœur Kristin en lui indiquant  par téléphone ce qu'il voyait ...des soldats...un avion....
Commence alors pour Kristin, secondée par Steve, des heures de peur, d'angoisses, de courses folles avec comme objectif retrouver son frère, comprendre le pourquoi de son accident et les raisons de la présence des américains...

Le fond de l'histoire s'inspire des  légendes imaginées  sur les derniers jours du IIIe Reich en avril 1945.

Ce livre n'a été édité en France qu'en 2015 alors qu'il  a été écrit en 1999. Il serait l'un des premiers sinon le premier ouvrage d'Indridasson.  Ce n'est sans doute pas le meilleur livre de l'auteur (je pense avoir lu l'intégralité de son œuvre parue en français), il n'en demeure pas moins qu'au cours de la lecture je  me suis nullement ennuyée, je suis totalement rentrée dans l'histoire. On y trouve notre quota de suspens et de rebondissements. Livre dévoré en quelques heures....
 Les américains ne sont pas montrés sous leurs meilleurs jours. Leur arrogance à laquelle s'ajoutent agressivité et violence  vis à vis des Islandais et  leurs responsables politiques est insupportable. 

Bien qu'écrit avant "le Lagon Noir" on perçoit déjà l'hostilité d'Indridasson sur la présence d'une base américaine sur le sol islandais. Sur ce sujet, il fait de Kristin le porte-parole d'une majorité d’Islandais : "Je suis opposée à la présence de l'armée américaine à Midnesheidi. Je pouvais comprendre son importance stratégique à l'époque de la guerre froide, mais sans pour autant être d'accord avec son existence. Je l'ai toujours considéré comme une tache dans le paysage."

lundi 13 mars 2017

D'AILLEURS LES POISSONS N'ONT PAS DE PIEDS (Jon Kalman STEFANSSON)

Pour moi le plaisir de la lecture commence par le choix et l'achat du livre, le plus souvent sur internet, les librairies de ma commune (région parisienne)  ayant toutes disparues depuis  une bonne vingtaine d'années. (A noter que depuis quelques semaines une librairie vient d'ouvrir...je lui souhaite longue vie).
Pour une fois j'ai emprunté un livre à la médiathèque dans laquelle  je me rends habituellement pour choisir des DVD, sans doute attirée par la mention  "coup de cœur" apposée sur la couverture  de "d'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds" !

Honnêtement j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit. N'aimant pas abandonner un livre (ceux que je n'ai pas finis se comptent sur les doigts de la main) j'ai du reprendre  à plusieurs reprises la lecture des 50 premières pages avant de pouvoir poursuivre ma lecture  jusqu'à la dernière page.

Ce livre par son contenu et sa construction est  difficile à résumer. L'histoire nous est racontée par Ari et par un  narrateur anonyme de la même génération qu'Ari : "Ari et moi nous rappelons le jour de l’inauguration du terminal de Leifsstoo..."

Ce livre nous permets de découvrir l'évolution de l'Islande  et plus particulièrement celle de la région de Keflavik sur un siècle. La pêche qui fut l'une des principales activités économiques a pratiquement disparue, les américains ont installé une base militaire, l'aéroport devient international.

Je me suis attachée aux  trois générations de la  famille Jonsson  avec une préférence  pour Oddur  et  Margret.

 J'ai  apprécié les  pages sur  la nature et les paysages sauvages de l'Islande,( mer, champ de lave, montagnes , glaciers)  que la lecture des ouvrages d'Arnaldur Indridasson m'avait déjà fait connaître.

En revanche je n'ai pas adhéré aux  passages plus ou moins philosophiques, ils  m'ont plus ennuyée qu'intéressée.


CONCERTO POUR 4 MAINS (Paul COLIZE)

  • 49 critiques et  une note moyenne de 3, 94.
  • deux personnages principaux :
  • - Jean Villemont, avocat pénaliste,
  • - Franck Jammet, sorte de gentleman cambrioleur, responsable de grands braquages sans causer de victime humaine.
  • Ils se rencontreront.
  • Jean Villemont, perturbé depuis le départ de son épouse , accepte de défendre Akim, un petit malfrat , incarcéré à la suite d' une (fausse) attaque d'un bureau de poste  ce qui lui  sauvera "la peau".
  • Frank Jammet, jamais condamné pour les braquages dont il est responsable sera condamné à "4 ans de taule pour un braquage qu'il n'a pas commis".
  • Jean Villemont trouvera un peu de réconfort auprès de sa consœur Leila.
  • Franck Jammet tombera amoureux de Julie, l'inventive braqueuse.

  • Avec beaucoup de talent et de nombreux détails notamment techniques l'auteur nous décrit  les conditions dans lesquelles se préparent  les gros braquages réussis !
  • On découvre  comment le  petit  rôle  d'Akim dans un gros braquage  engendrera  des   répercussions qui auraient  pu être  fatales pour lui et sa famille. Pour son avocat les suites sont surprenantes.

  • Le pourquoi du  titre de l'ouvrage  sera donné dans les dernières pages. 

  • "concerto pour 4 mains" est le quatrième ouvrage de Paul Colize que je lis. A l'exception  de "l'avocat, le nain et la princesse masquée" que j'ai moyennement aimé, j'ai énormément apprécié la découverte de cet auteur avec "back up". Je place  "concerto pour 4 mains" ex æquo avec "un long moment de silence".

  • Comme dans les précédents ouvrages le style de l'auteur  et l'absence de chronologie dans le déroulement d'un certain nombre d’événements  ne créent  pas de difficultés pour le lecteur .

samedi 25 février 2017

LE SAUT DE L'ANGE (Lisa GARDNER)

"Le saut de l'ange" est mon premier contact avec Lisa Gardner. Je n'ai pas été déçue.

Le  début du roman est relativement simple : un accident de voiture. Nicole, la conductrice, s'en sort mais laisse penser aux sauveteurs qu'elle n'était pas seule dans la voiture. Les recherches notamment avec Annie, chien policier, sont négatives, aucune trace de Vero, la petite fille.
Malgré les séquelles dues à plusieurs TTC (traumatismes cérébraux-crâniens) et contre l'avis médical Thomas, son mari, exige que Nicole quitte l'hôpital et rentre chez eux.
La police doit enquêter car "la conductrice puait la gnôle, mais d'après les analyse effectuées à l’hôpital, elle n'avait que 0.6 gramme..."
Les enquêteurs  Wyatt et Kevin, et Tessa (maîtresse de Wyat), consultante en sécurité, sont des personnages que l'on peut  retrouver  dans d'autres ouvrages de l'auteure.

Très vite l'affaire se complique : qui sont vraiment Nicole et Thomas, quid de leur identité et de leur passé ? Vero a-t-elle existé ?
 il est aussi question de disparition de petites filles (enlevée ? vendue ?)  de maison victorienne au passé douteux,  de pyromane, d'amitié, de haine...
L'histoire est fort bien construite. Les chapitres se succèdent et font monter le suspens. Le texte est soit  écrit à la première personne : la police de caractère est alors modifiée, normale si Nicole parle et pense au présent, en italique lorsque ses souvenirs lui reviennent  "en rêve", soit à la troisième personne.

"Le saut de l'ange" est le genre de livre dans lequel vous avez  parfois du mal à entrer, puis  passé le cap des premières pages, vous ne pouvez plus vous en détacher avant d'arriver à la dernière page.

vendredi 24 février 2017

LE NOUVEAU NOM (Elena FERRANTE)

La lecture des deux premiers volumes de "l'amie prodigieuse" a été  un véritable bonheur.
Que nous disent  ces livres pour avoir autant de succès auprès des lecteurs ?

Histoire de deux amies Lila et Elena, petites filles dans le premier tome (années 50), jeunes adultes dans le second(années 60).
Environnement : un quartier défavorisé de Naples. La vie y est difficile. Les mères sont à la maison, souvent victimes de la violence de la part de leurs maris. Les revenus des familles  assurent à peine le quotidien.
Lila, la plus intelligente  doit à la fin de l'école primaire travailler dans la cordonnerie de son père.
très belle, elle est convoitée par les garçons notamment par l'un des frères Solara (camorristes) et par l'épicier Stephano.
A 16 ans elle épouse Stéphano et se rend compte qu'elle ne l'aime pas.
L'argent de son mari lui permet d'acheter des toilettes, qui détonne un peu dans son quartier, et d'être généreuse avec ses amis.
Douée dans de nombreux domaines, dessine des chaussures fabriquées ensuite par son père et son frère, décide les aménagements pour la deuxième  épicerie de Stephano et pour le magasin de chaussures des Solara, lit des livres philosophiques, politiques...
En vacances à Ischia en compagnie  d'Elena, elle tombe amoureuse de Nino, l'amour secret d'Elena.
Cette aventure a des conséquences importantes pour elle.
Elle donne naissance à un garçon.
A la fin du deuxième tome Lila est ouvrière dans une usine à saucisse.

Elena, intelligente mais complexée se mésestime beaucoup.
Grâce à l'intervention de son institutrice poursuit des études. Ses excellents résultats lui permettent d'intégrer après le bac l’École Normale de Pise.
Son amour pour Nino n'est pas partagé. Pendant la période du lycée sort avec Antonio. A l'école normale aura deux aventures l'une avec Franco, l'autre avec Pietro.
A la fin du deuxième tome elle est fiancée avec Pietro. Son premier roman est édité.

Ce que je trouve d'exceptionnel dans ces ouvrages c'est, alors que la trame de l'histoire est assez banale comme mon bref résumé essaie de le démontrer, c'est l'écriture de l'auteure. 
Avec comme point de départ  l'amitié de deux amies, sous la plume d'Elena elle nous décrit une micro société, son évolution sociale et économique sur deux décennies. Elle brosse le portrait non seulement des deux amies mais aussi celui de nombreux personnages issues de  génération et de milieux sociaux différents. Elle trouve les mots  pour  nous raconter la famille, les amitiés, les amours, les rivalités, les jalousies qui jalonnent les vies  des protagonistes. 
Avec talent elle nous raconte tout simplement la vie!
Pratiquement de la même génération que Lila et Elena (un peu plus jeune quand même !),  je me suis souvenue, au cours de ma lecture,  des années 50 et 60 en France et  notamment les modifications  sociales, culturelles et économiques apparues entre ces deux décennies.


samedi 18 février 2017

SUR LE PONT DU LOUP (James PATTERSON)

Je ne connaissais ni l'auteur (James Patterson) ni l'inspecteur Alex Cross (son héros). J'ai sorti le livre un peu par hasard de ma pal où il sommeillait depuis plusieurs mois....
Les 367 pages ont été lues en une journée. Le livre est bien conçu, car la brièveté des chapitres maintient le suspens et entraîne le lecteur à poursuivre la lecture...
Il faut reconnaître que ce n'est pas de la très grande littérature et que  de nombreux thrillers lui sont supérieurs. Mais pour être vraiment honnête  je précise que ces quelques heures de lectures m'ont distraites.

J'ajouterai plus sérieusement que le lecteur de 2017 est n'est pas celui de 2004 année de la parution du livre. En effet en 2004 les  menaces et attentats projetés par Le Loup pouvaient avoir  encore un côté fictionnel alors qu'en 2017 il  n'en est malheureusement plus  de même.

dimanche 12 février 2017

L'AMIE PRODIGIEUSE (Elena FERRANTE)

Difficile d’innover dans la critique de ce livre,  tout a déjà été écrit. Si les  critiques sont très majoritairement  favorables, on trouve quelques avis  négatifs.
J'ai aimé ce récit racontant l'amitié entre  deux amies si différentes et si complémentaires.

C'est à plus de 60 ans qu' Héléna décide de raconter son histoire et celle de Lila.
Quand le livre commence nous sommes au lendemain de la deuxième guerre mondiale, au début des années 1950. La vie quotidienne dans un quartier pauvre de Naples n'est pas très facile " je ne suis pas nostalgique de notre enfance, elle était pleine de violence." Les mères sont au foyer, les pères exercent des métiers peu rémunérateurs : menuisier, cordonnier, gardien de mairie, vendeur de fruits et légumes. Trois familles sortent du lot sur le plan financier, celle du contrôleur de train qui sera amenée à quitter le quartier, et celles de l'épicier et du bar pâtisserie.
A l'école primaire la jeune Lila brille par son intelligence, elle entraîne Helena : "quand Lila sortait d'une zone de turbulence et me dépassait sans le moindre effort, Mme Oliviero commençait par me féliciter simplement avant d’exalter les mérites de Lila."
 Grâce à l'intervention de Mme Oliviero, et malgré les objections de sa mère, Helena pourra préparer le concours d'entrée au petit lycée et ainsi poursuivre ses études. En revanche Lila n'aura pas cette chance, elle  devra travailler dans la cordonnerie de son père.

Malgré leur orientation différente, les deux jeunes adolescentes restent attachées l'une à l'autre avec leurs rêves dont celui de faire fortune comme l'auteur des" quatre filles du Dr March", leur livre fétiche, lu et relu. (livre que j'ai adoré enfant, d'autant plus que nous étions quatre sœurs ...)
Les garçons, gentils mais un peu frustres, font parti de leur vie. Ils sont plus attirés par la jolie Lila que par Hélena "l'adolescente grosse et boutonneuse que j'étais devenue".
 A la fin du premier tome Lila à 16 ans et elle se marie.

Ce qui me frappe dans cette histoire, c'est  l'isolement dans lequel semble vivre les habitants du quartier. Alors qu'il se  situe à Naples en Italie pratiquement pas une seule fois il est fait référence à des événements extérieurs à ce quartier. 
Une petite exception, alors qu' Helena parle avec Lila de ses cours de théologie, Lila commence par lui répondre d'un ton vif "Tu perds encore ton temps avec ces machins.....Il y a les guerres. C'est partout la misère qui nous rend tous méchants..." mais elle termine aussi  sa critique  par "tu veux aller voir le collier de perles que Stéphano m'a offert ?". Il est également un peu question et de la camorra et du partie communiste, mais certains habitants du quartier en font partie.
 Hélena avoue n'avoir jamais lu de journaux, j'en déduis, peut-être à tord, que son père n'en ramène pas à la maison  alors qu'avec son activité de gardien à la mairie il pourrait avoir accès à des journaux. 
Pendant une période qui doit se situer fin des années 1950 une télévision, offerte par Marcel Solara, entre dans la famille Cerullo. "la moitié du quartier allait chez les Cerullo pour admirer ce miracle" mais aucune indication sur les programmes qu'ils  regardent.

Je vais maintenant me lancer dans le tome II "le nouveau nom", un tout petit peu moins de critiques sur babélio, mais une note moyenne supérieure..... A suivre.