Une fois inscrite au challenge pavés 2016/2017, j'ai extrait de ma PAL les ouvrages qui répondaient à la définition : 500 pages minimum. Parmi eux "les douze enfants de Paris", en attente d'être lu depuis 2014. Livre acheté après avoir lu, dans "Lire", si ma mémoire est bonne,un extrait.
J'ignorais que ce livre se trouvait être le deuxième tome d'une trilogie. Faute d'avoir lu le premier j'ai donc parcouru un certain nombre de critiques babélio ce qui m'a permis d'avoir quelques informations sur "la Religion". Je ne suis donc pas en mesure de comparer les deux ouvrages contrairement aux autres lecteurs qui ont majoritairement une préférence pour le premier ouvrage.
Je ne résumerai pas les 937 pages, cela a déjà été très bien accompli dans les précédentes critiques.
J'ai un avis mitigé sur ce livre : je l'ai apprécié pour la qualité de l'écriture, les connaissances historiques, le caractère des principaux protagonistes. J'ai cependant vite été saturée par les descriptions sans doute trop réalistes des différents meurtres, assassinats, et tueries. Si dans le cadre des études secondaires (tout au moins pour ma génération) le massacre de la Saint Barthélémy -l'une des pages les plus sombres de notre histoire - était au programme cela était sans description trop réaliste mais avec une ou deux reproductions . Dans ce roman nous avons non seulement la réalité historique du massacre mais également - et en surnombre - les meurtres , assassinats et tueries diverses dont Mathias est le seul auteur. Il m'a semblé que son comportement s'apparente un peu à celui d'un psychopathe.
Si j'ai quelques réserves sur le personnage de Mathias - sans doute par méconnaissance de son passé faute d'avoir lu "la Religion" - en revanche j'ai apprécié les caractères intéressants des autres personnages : Carla, l'épouse, Alice, Grymonde, le roi des voleurs, les enfants aux vies désordonnées et chaotiques, Grégoire défiguré par un bec de lièvre hideux, Estelle la fille au rat, Agnès et Marie les souris, et ceux en danger du fait de leur religion, Pascale fille d imprimeur, Juste le rescapé de la tuerie de sa fratrie, sans oublier ni la petite Amparo ni les deux compagnons à quatre pattes Clémentine et Lucifer.
En conclusion je ne regrette pas la lecture de ce "pavé" malgré le trop grand nombre de scènes insoutenables. Il m'a fait réviser une période noire de notre histoire tout en me contant différentes histoires de vie où malgré le contexte historique l'amour reste présent.
PS : le troisième tome ne semble pas être encore paru en français ?
mercredi 14 septembre 2016
mercredi 31 août 2016
LES ASSASSINS (R.J.ELLORY)
"Les Assassins" premier livre lu de R.J. Ellory : excellente découverte. C'est le genre de livre qu'une fois commencé il est difficile de refermer avant la dernière page.
De juin à novembre 2006 se produit à New York un certain nombre d'assassinats dont les conditions dans lesquelles ils ont été réalisés sont la réplique macabre de crimes plus anciens commis il y a plusieurs années par des serial killers, en prison ou éxécutés au moment des faits. Cette constatation est faite par John Costello, enquêteur auprès d'une journaliste de City Herald, Karen Langley, doué d'une mémoire exceptionnelle pour tout ce qui concerne les serial killers. Autre particularité de John il est le seul rescapé d'une série de meurtres commis en 1984 par le Marteau de Dieu.
Les enquêtes sont confiées à l'inspecteur Ray Irving qui, alors que vient d'être commis un 9eme assassinat, obtient de son supérieur que John soit engagé comme consultant.
les assassinats se poursuivront encore.....
J'ai beaucoup apprécié ce livre, un vrai suspens, l'angoisse monte tout au long de sa lecture, on dévore chaque page, on passe vite à la suivante, on a hâte de connaître le dénouement. Raisonnable j'ai tenu jusqu'au bout sans essayer de jeter un coup d’œil aux dernières pages, sans lire les critiques babélio dont certaines auraient pu donner un indice.
j'ai également beaucoup aimé la personnalité des trois personnages principaux : Ray Irving, très sérieux et consciencieux professionnellement, un peu gauche dans la sphère privée ; John Costello marginal, courageux et sympathique ; enfin Karen Langley professionnelle honnête, loyal avec son enquêteur.
lundi 29 août 2016
CONFITEOR (Jaume CABRE)
la vague ce chaleur qui s'est abattue sur l'Ile de France en cette fin de mois d'août me contraignant à rester à l'intérieur de la maison à l'abri des ardeurs du soleil m'a permis de terminer ce livre en lisant les 500 dernières pages en moins de 3 jours.
Jusqu'à cette période, j'avançais assez doucement dans sa lecture, un peu perdue par la narration et l'écriture très particulières de l'auteur : Dans une même phrase le narrateur utilise parlant de lui Adria, je ou il, il fait intervenir des histoires et personnages du passé sans que le lecteur en saisisse immédiatement le sens. Lire le texte pendant plusieurs heures sans interruption m'a permis , particulièrement pour les pages traitant de l'inquisition à l’Allemagne nazie, de rester "connectée " avec les différents sujets et personnages sans trop me perdre dans une chronologie complexe.
Le personnage principal Adria fut un enfant , élevé sans amour par un père qui voulait en faire un érudit polyglotte, une mère un violoniste virtuose, mais choyé par Lola Xica, la gouvernante de la maison. Quatre objets devenus de vrais personnage l'accompagneront pratiquement tout au long de sa vie : le Storioni (le violon), un Urgell (tableau représentant l'abbaye de santa Maria de Gerri), Aigle noir et le shérif Carson.
Ce roman est une longue lettre écrite par Adria, alors âgé de 60 ans, à l'amour de sa vie à son retour de chez son médecin et ami qui ne lui laisse aucun doute sur le diagnostic : "- ...tu peux me donner une date ? - je ne la connais pas; Il n'y a pas de date, c'est un processus qui ira à sa propre vitesse, et elle est différente pour chaque individu... Il va falloir que tu prennes des disposition.... il faut que tu laisses tes affaires en ordre."
Impossible de résumer les 772 pages de ce texte littéraire si riche dans lequel s' entremêlent une grande histoire d'amour, Adria et Sara, une grande histoire d'amitié Adria et Bernat, la grande histoire de l'Inquisition à l'Allemagne nazie sans oublier la dictature espagnol, s'entrecroisent des dizaines de personnages, sont abordés, outre l'amour et l’amitié, les thèmes du mal, du bien, de la beauté, de la connaissance, de l'existence ou non existence de Dieu.
Très beau livre, pas toujours facile à lire mais qui mérite d'être lu.
Jusqu'à cette période, j'avançais assez doucement dans sa lecture, un peu perdue par la narration et l'écriture très particulières de l'auteur : Dans une même phrase le narrateur utilise parlant de lui Adria, je ou il, il fait intervenir des histoires et personnages du passé sans que le lecteur en saisisse immédiatement le sens. Lire le texte pendant plusieurs heures sans interruption m'a permis , particulièrement pour les pages traitant de l'inquisition à l’Allemagne nazie, de rester "connectée " avec les différents sujets et personnages sans trop me perdre dans une chronologie complexe.
Le personnage principal Adria fut un enfant , élevé sans amour par un père qui voulait en faire un érudit polyglotte, une mère un violoniste virtuose, mais choyé par Lola Xica, la gouvernante de la maison. Quatre objets devenus de vrais personnage l'accompagneront pratiquement tout au long de sa vie : le Storioni (le violon), un Urgell (tableau représentant l'abbaye de santa Maria de Gerri), Aigle noir et le shérif Carson.
Ce roman est une longue lettre écrite par Adria, alors âgé de 60 ans, à l'amour de sa vie à son retour de chez son médecin et ami qui ne lui laisse aucun doute sur le diagnostic : "- ...tu peux me donner une date ? - je ne la connais pas; Il n'y a pas de date, c'est un processus qui ira à sa propre vitesse, et elle est différente pour chaque individu... Il va falloir que tu prennes des disposition.... il faut que tu laisses tes affaires en ordre."
Impossible de résumer les 772 pages de ce texte littéraire si riche dans lequel s' entremêlent une grande histoire d'amour, Adria et Sara, une grande histoire d'amitié Adria et Bernat, la grande histoire de l'Inquisition à l'Allemagne nazie sans oublier la dictature espagnol, s'entrecroisent des dizaines de personnages, sont abordés, outre l'amour et l’amitié, les thèmes du mal, du bien, de la beauté, de la connaissance, de l'existence ou non existence de Dieu.
Très beau livre, pas toujours facile à lire mais qui mérite d'être lu.
mercredi 17 août 2016
LE DOMPTEUR DE LIONS ( Camilla LACKBERG)
10eme tome des aventures d'Erica Falk et Patrick Hedström.
Erika travaille sur son nouveau projet de livre : l'histoire de Leila,condamnée à de nombreuses années de prison pour le meurtre de son époux, Vladek. Ils ont eu deux enfants, Peter et Fille.
Patrick et ses collègues enquêtent sur la disparition d'une jeune fille, Victoria, tuée accidentellement lors de sa réapparition.
Comme dans chaque aventure, les deux histoires n'ont apparemment aucun lien entre elles. Mais Erica se mêlera de l'enquête, trouvera un lien et permettra ainsi aux enquêteurs de la résoudre.
Bien que la trame du roman soit sans surprise, par son talent Camilla Lackberg réussit une nouvelle fois à retenir l'attention du lecteur pour notre plus grand plaisir.
Dans ce dernier opus l'auteure a inséré beaucoup plus de violence et d'horreur dans ses descriptions des sévices subits par les victimes que dans ces précédents ouvrages.
Pour rassurer ceux et celles qui n'ont pas encore lu ce dernier ouvrage, nous retrouvons avec bonheur tous les protagonistes des ouvrages précédents, tout particulièrement la famille d'Erica et Patrick, leurs 3 enfants mais également les membres du commissariat, Gösta prend des initiatives, Martin commence un peu à sortir de son deuil, quant à Mellberg il ne change pas.
samedi 13 août 2016
YAAK VALLEY, MONTANA (Smith HENDERSON)
La lecture de ce livre a été un véritable "choc". Pour un premier ouvrage l'auteur a réussi un véritable coup de maitre.
A l'évocation de l'état du Montana les premières images qui viennent à l'esprit ce sont des paysages magnifiques , des chevaux , des cow-boys, le film de Robert Redford (l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux). Dans cet ouvrage aucune trace de ces clichés : A Yaak Valley, la vie est difficile, l'alcool hyper présente, ses habitants marginalisés sont des oubliés d'une Amérique active.
Le personnage principal Pete est assistant social, il s'occupe des familles perdues, des enfants paumés. Sa propre vie est loin d'être un long fleuve tranquille, alcoolique il s'est séparé de son épouse. Elle est également alcoolique avec de nombreux amants. Rachel, leur fille, va s'enfuir du domicile maternelle. Les rencontres qu'elle fera la conduiront dans le monde de la drogue, de l'alcool et de la prostitution. Son frère Luke est recherché par la police.
Malgré ses difficultés personnelles Pete effectue son travail avec humanité. Dans l'ouvrage on le voit s'occuper particulièrement de trois enfants : Cecil, garçon totalement désocialisé et sa petite sœur Cathie, leur mère est une junkie. Ben qui vit dans la forêt avec son père Jeremiah en rupture totale avec la civilisation.
Je n'arrive pas à exprimer clairement le ressenti que j'ai eu à la lecture de ce livre. J'aime lire, je lis un certain nombre de livres chaque année, en règle général j'apprécie ceux que j'ai choisis, avec quelques déceptions parfois, des satisfactions et même du bonheur le plus souvent . Il me semble que "Yaak Valley, Montana" sort du lot. Sa lecture m'a totalement éblouie pour ne pas dire plus trivialement elle m'a bluffée. C'est un premier livre avec une belle histoire, bien construite, un style fluide, des personnages intéressants et originaux aux conditions de vie improbables pour des américains. Sur les 576 pages, pas une seule ne m'a semblé être du remplissage.
En conclusion j'ai tout particulièrement apprécié la découverte de ce nouvel auteur et je remercie Babélio et les éditions Belfond de m'avoir permis de le connaître.
vendredi 5 août 2016
LES RIVALES (Michel PEYRAMAURE)
Retrouvé par hasard dans ma pile de livres, j'ai décidé de le lire faisant en quelque sorte un break dans mes lectures habituelles, notamment les romans policiers.
Je ne peux pas dire que l'histoire de ces deux dames de la Renaissance : Lucrèce Borgia et Isabelle d'Este (deux belles-sœurs) m'ait particulièrement passionnée.
La vie romancée de ses deux femmes qui ont eu à leur époque (fin 15eme -début 16eme siècles) une certaine importance nous est racontée par un personnage de fiction, une musulmane au service de Lucrèce puis d'Isabelle.
lundi 1 août 2016
SOLEIL DE NUIT (Jo NESBO)
Au terme utilisé en 4eme de couverture "thriller", moi je préfère le mot "conte", mot/idée qui m'a traversé l'esprit tout au long de la lecture.
Le coté thriller est peu important : Jon, le narrateur, est recherché par le Pêcheur car il n'a pas rempli le contrat : il a conservé la prime sans abattre la cible Gustavo King.
en revanche le fond de l' histoire s'apparente à un conte :
le lieu : les événements se déroulent dans une région quasiment inconnue et ignorée de la plupart, presque imaginaire : le Finnmark (partie Norvégienne du pays des Samis),
Les personnages :
Un narrateur, Jon (Ulf ), petit dealer sous la coupe du Pêcheur, qui se réfugie au Finnmark.
Des méchants : le Pêcheur, Johnny Moe, les frères Ugo et Ove Eliassen
Un bon génie: Mattis
Des gentils : Léa (non pas la princesse mais la "bedeau et croyante") et son fils Knut.
Jacob Sara, le père de Léa, prédicateur laestadiens.
Jon , jeune homme paumé et vendeur de hasch, est engagé par le Pêcheur en qualité de "recouvreur". Il économise pour envoyer sa petite fille se faire soigner en Allemagne. Au décès de celle-ci, il décide de fuir Oslo et le Pêcheur en remontant vers le Nord. Son point de chute, choisi par hasard sera Kasund. Avec l'aide de Mattis, Knut et surtout Lea il échappera aux manœuvres des sbires du pécheur et retrouvera un sens à sa vie.
Je me permets d'ajouter que si ce roman est totalement différent du précédent 'le fils", la fin a quelques points communs...
bonne lecture !
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