Avec son pavé de 513 pages Philippe Jaenada sort de l'oubli Louise Cansot, jeune bretonne originaire de Tréguier, "montée" à Paris en 1937 et assassinée le 6 septembre 1949. L'enquête confiée à l'inspecteur Ferrière fut classée au bout de 6 mois.
Le livre terminé je suis fortement impressionnée par la masse de travail fourni par l'auteur pour raconter et peut-être même élucider cette histoire: les recherches dans des archives, les relectures des enquêtes, des rencontres, payant même de sa personne - se voulant une sorte de Maigret - en se déplaçant sur des lieux comme le quai de javel où le corps a été déposé, dans un immeuble pour repérer une fenêtre de salle de bain, le quartier Montparnasse où Louise a vécu, fréquenté des cafés, bu des verres de vin blanc, et Tréguier.
Son récit de son rôle d'écrivain- enquêteur est parsemé d’événements personnels : les pauses et discussions de comptoirs, la vie quotidienne avec son épouse Anne- Catherine "Mme Fath" qui joue de la trompette et ne se souhaite pas en Madame Maigret mais qui sait faire le bœuf bourguignon, son fils et sa belle-fille qui lui apprend à prononcer Tiktok 😄....
Mon premier Jaenada était "la Serpe" que j'ai beaucoup aimé et que sans doute je préfère.
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